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Les Ressources Humaines dans le secteur du CHR


l’agilité en entreprise

L’agilité devient un thème récurrent en RH et dans le monde de l’entreprise.  En RH nous nous interrogeons notamment sur  les aptitudes  des collaborateurs  à intégrer le changement et à participer à ce changement.

un article très intéressant sur ce thème signé Fabienne Proux

 

La start-up est érigée en modèle pour son agilité, sa créativité, son aptitude à s’adapter et à coopérer avec d’autres entreprises. Faut-il impérativement suivre ce modèle ?

Entreprise agile : casser les codes pour gagner en souplesse et en réactivité
Pour Séverine Pirault, la volonté de « tendre vers le modèle de la start-up » est une certitude. La directrice générale et co-fondatrice de Keople, une société nantaise spécialisée dans l’accompagnement à la transformation numérique, met en avant « l’agilité de la start-up qui se traduit par sa capacité à s’adapter, à prendre des décisions rapidement et donc à être hyper réactive ». Mais le modèle séduit aussi, et surtout les nouvelles générations, par la facilité avec laquelle il casse les codes et laisse la porte ouverte à de nouveaux business modèles, à l’instar d’Uber.

Pour autant, Mickaël Froger, président et co-fondateur de Lengow, un éditeur de solutions pour le e-commerce créé à Nantes en 2009 (100 salariés), juge que l’opposition entre entreprises traditionnelles et start-up est « un faux débat ». Le jeune dirigeant estime qu’être « une start-up n’est plus une étape, ni forcément un modèle d’organisation, mais un état d’esprit » dont la principale qualité est « son aptitude à pivoter très rapidement à se mettre en danger ». Pour lui la question est plutôt de savoir comment on reste une start-up avec « la faculté de se remettre en question en permanence dans un monde très concurrentiel ».

 

le modèle agile interpelle de plus en plus les entreprises

le modèle agile

Au final, ces deux mondes qui s’opposent, et ne fonctionnent pas avec les mêmes repères, peuvent s’enrichir mutuellement. « Avant d’être des start-up, nous sommes des entreprises, souligne Mickaël Froger. Le modèle traditionnel peut m’enseigner comment pérenniser une société sur les trente ans à venir ». De leur coté, sans faire de copier-coller du modèle de la start-up, les entreprises gagneraient à s’en inspirer pour rester dans la course. La transformation digitale en perpétuelle évolution l’internationalisation grandissante des échanges, les incontournables réseaux sociaux, la profonde mutation du marché bousculent les plus anciennes entreprises condamnées à s’adapter pour survivre.

« À 43 ans, Sigma est une vieille dame du numérique contrainte à engager une transformation culturelle pour être à la hauteur du marché de demain, assure Philippe Oleron, président du groupe nantais (850 salariés) intervenant dans trois domaines : l’édition de logiciels, l’intégration de solutions web et l’infogérance. Cela nécessite de faire évoluer le mode de gestion. Pas uniquement pour passer une étape, mais aussi pour s’adapter constamment aux évolutions. »

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