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Les Ressources Humaines dans le secteur du CHR


emploi et religion font ils bon ménage?

la religion dans un contexte de travail

Faut-il autoriser un salarié à s’absenter pour une cérémonie religieuse ? Faut-il accepter qu’un salarié prie pendant les heures de travail ? Faut-il obliger un salarié à travailler avec une femme ? Ce genre de questions se pose de plus en plus en entreprise. Et les managers sont bien souvent démunis.

la religion dans un contexte de travail

la religion au travail

 

Les conflits en entreprise liés à la religion ont quasiment doublé en un an, entre 2014 et 2015. En effet, selon une étude publiée par Le Parisien et réalisée par l’Observatoire du fait religieux en entreprise (Ofre) et le cabinet Randstad, les managers sont de plus en plus démunis face à des demandes émanant de salariés. Les « faits religieux » les plus fréquemment rencontrés par les managers concernent les demandes d’absence pour les fêtes religieuses (19%), le port ostentatoire d’un signe religieux (17% contre 10% en 2014) et la demande d’aménagement du temps de travail (12%). Suivent, la stigmatisation d’une personne en raison de ses croyances et pratiques (8%), la prière pendant les pauses (8%), la prière pendant le temps de travail (8%) et le refus de travailler avec une femme (4%). Si certaines pratiques sont plutôt bien tolérées, d’autres le sont beaucoup moins, comme le refus d’effectuer une tâche en raison d’un motif religieux.

Port de signes religieux : 64% se déclare favorable à l’interdiction

Selon Lionel Honoré, président de l’Observatoire du fait religieux interrogé par Le Parisien, les attentats de janvier ne sont pas étrangers à la situation. Se sentant stigmatisés, les pratiquants ont tendance à revendiquer avec plus de force leur appartenance religieuse. Toutes les religions sont concernées. Mais la grande majorité des cas concerne l’lslam, mal connue des managers et parfois associée à la radicalisation, comme l’explique Lionel Honoré. Autre constat, la très grande majorité des cadres interrogés (64%) se déclare favorable à l’interdiction du port de signes religieux visibles au travail. La moitié des personnes pratiquantes sont d’accord avec ce principe.

Les conseils d’un DRH

Pascal Bernard DRH de l’Agence régionale de Santé d’Ile-de-France a travaillé sur cette question du fait religieux en entreprise pour l’ANDRH (association nationale des directeurs des ressources humaines). Face à cette montée en puissance du religieux dans l’entreprise, il conseille les managers de « neutraliser » leurs décisions, d’en extraire l’aspect religieux pour se raccrocher à l’intérêt seul de l’entreprise et de son organisation. « Si par exemple, une personne demande à prier pendant une pause, elle fait ce qu’elle veut sur ce temps libre, cela ne dérange personne… Mais, si cette même personne demande des horaires de pauses aménagées pour prier, le manager doit demander, si au regard de son activité de production de service, il peut se permettre de modifier les horaires », conseille Pascal Bernard qui propose aux managers de toujours se demander s’ils prendraient cette même décision pour une autre religion, pour une autre cause ou pour une autre activité.

article du Parisien.

Marie Morcel

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