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Les Ressources Humaines dans le secteur du CHR


une moyenne de 5 mois de chômage pour les jeunes diplômés

 

49% des diplômés de moins de trois ans sont en quête d’un emploi

La durée de recherche d’un emploi s’allonge et dépasse 5 mois, selon la troisième édition du baromètre Deloitte-Ifop.
La recherche d’emploi tend à s’allonger pour les jeunes diplômés, atteignant 11 semaines pour ceux qui trouvent un job - AFP

La recherche d’emploi tend à s’allonger pour les jeunes diplômés, atteignant 11 semaines pour ceux qui trouvent un job – AFP

Les jeunes diplômés ayant récemment trouvé un emploi ont envoyé en moyenne 27 CV et lettres de motivation pour obtenir leur poste, selon la troisième édition du baromètre Deloitte-Ifop, publiée aujourd’hui. Quelque 9% des jeunes ont même dû envoyer plus de 50 CV pour avoir un poste. «On constate une forte augmentation puisque l’année dernière, 16 envois en moyenne étaient nécessaires», explique Jean-Marc Mickeler, directeur des ressources humaines chez Deloitte.

Une fois la barrière de l’entretien passée, 77% des répondants en poste ont été embauchés en CDI en 2013. Mais, pour Jean-Marc Mickeler, ce chiffre reste à modérer :«Depuis cet été, la hausse de la taxe sur les contrats à durée déterminée rendait plus coûteux le recrutement en CDD et a donc incité les patrons à embaucher en CDI.»

27% des jeunes veulent s’expatrier

Selon l’enquête, 49% des jeunes ayant obtenu leur diplôme de niveau Bac à Bac+5 au cours de ces trois dernières années sont encore à la recherche d’un emploi. Il y a un an, ils étaient déjà 45%. Et la durée de recherche s’allonge considérablement. «En 2012, les jeunes diplômés décrochaient trois entretiens sur 15 semaines, explique Jean-Marc Mickeler. L’année dernière, ils ont décroché trois entretiens… mais sur 22 semaines !»

Première difficulté citée : des annonces qui ne correspondent pas à leur profil (56%), la difficulté d’obtenir des réponses des recruteurs (48%) ou encore l’absence de réseau professionnel (43%).

Face à ces constats, 27% des jeunes en recherche d’emploi envisagent l’expatriation. Un chiffre stable par rapport à l’année dernière. «Il est plutôt positif que des jeunes veuillent partir à l’étranger pour se former et voir d’autre façons de travailler. Mais ce qui est le plus inquiétant c’est que beaucoup veut faire carrière à l’étranger, analyse Jean-Marc Mickeler. C’est aux entreprises françaises de trouver un moyen de les retenir !»

Source : les Echos

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