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Les Ressources Humaines dans le secteur du CHR


Hervé Morin : un article qui va faire débat :

 
 
Des personnalités du monde politique ou des employeurs y ont certainement pensé, mais peu d’entre eux ont osé le dire :
 
Article paru dans les Echos : 
Hervé Morin : «Pour renverser la vapeur, passons aux 39 heures payées 35»INTERVIEW – Le président du Nouveau Centre et du conseil national de l’UDI estime que «la France a besoin d’une vraie politique de l’offre». Chargé des questions économiques au contre-gouvernement de l’UDI, il a dégagé avec un groupe d’experts (économistes, hauts-fonctionnaires, dirigeants d’entreprise…) une série de mesures pour l’emploi.L’UDI a estimé que le pacte de responsabilité allait plutôt dans le bon sens. Pensez-vous qu’il soit de nature à améliorer les chiffres de l’emploi et de la croissance ?

Hervé Mroin président du nouveau centre

Hervé Morin, président du Nouveau Centre. – HAMILTON/REA

Je n’y crois pas. La question fondamentale est que la France souffre d’un vrai problème de compétitivité qui n’est pas seulement lié à la question du coût du travail. La France n’est plus compétitive dans son espace économique : on le voit avec sa balance commerciale, une croissance des entreprises moins forte qu’ailleurs, des taux de marge inexistants, un sous-investissement.

Je défends l’idée d’un vrai choc de compétitivité, autour d’une politique libérale qui dit aux Français : c’est par l’amélioration des conditions de production que l’on fera la meilleure des politiques sociales, c’est-à-dire le retour au plein-emploi ! Les Français découvrent les vertus des entreprises qui marchent, ils sont prêts à voir leurs services publics réduits car ils ont compris que le système actuel ne marche plus.

Nous ne sommes pas seulement en crise, on change de monde. Ce changement nous offre une foule d’opportunités et la France a tous les atouts pour y réussir. Or nous sommes frileux, quand il faudrait être conquérants. Il faut pour cela une vraie politique de l’offre.

 

Que proposez-vous aux entreprises pour ce « choc de compétitivité » ?

D’abord, première mesure, il faut le passage à 39 heures payées 35 ! Est-ce que notre destin est de voir notre pouvoir d’achat se réduire, un chômage massif, des prélèvements obligatoires augmenter pour un déficit qu’on n’arrive plus à réduire car il n’y a pas assez de production ? Ou essaie-t-on de renverser la vapeur ?

La deuxième mesure est une réduction des charges sociales avec une baisse des cotisations patronales familiales. L’idée est de faire en sorte que l’effet soit plus important sur les salaires jusqu’au salaire médian. Cette baisse des charges sera compensée par de la TVA et pourquoi pas un peu de CSG. Tout cela représente au total un choc de compétitivité de 50 milliards, bien plus important que le pacte de responsabilité. De même, il faut une baisse des cotisations retraite des salariés de 2% car nous voulons que le passage aux 39 heures s’accompagne d’un gain de pouvoir d’achat qui représentera un petit treizième mois pour les bas salaires.

Enfin, redonnons plus de souplesse aux entreprises avec la mise en place d’un contrat de travail unique. Pour que les entreprises n’aient plus peur d’embaucher, il faut aussi qu’elles puissent licencier : faisons un contrat dans lequel les conditions de rupture soient connues au moment de l’embauche.

 

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